Blogue du PMI-Montréal

LES RÈGLES D’ART DE LA GESTION DE PROJET AU SERVICE DE LA LUTTE À LA CORRUPTION

Auteur : PMI-Montréal

Communiqué de presse

Pour diffusion immédiate

PMI-MONTRÉAL dépose un mémoire À LA COMMISSION Charbonneau

Montréal, le 18 juin 2014 – PMI-Montréal, la plus grande association professionnelle en gestion de projet au Québec, dépose aujourd’hui son mémoire devant la Commission Charbonneau. Estimant que son expertise peut contribuer à la lutte à la corruption et à la collusion, l’organisation propose une série de recommandations visant à minimiser les risques d’écarts et d’abus dans la gestion des projets publics.

La transparence, le décloisonnement des silos, la présence d’un gestionnaire de projet, la création d’une banque de données centralisée, une gestion intelligente des risques ainsi que la révision des pratiques d’octroi de contrats sont au nombre des solutions étudiées dans ce mémoire. Au total, PMI-Montréal identifie six constats et propose huit recommandations.

En s’appuyant sur l’expertise des membres de son conseil d’administration et de son Bureau des gouverneurs, de même que sur l’analyse des meilleures pratiques de gouvernance et de gestion de projet en construction ailleurs dans le monde, PMI-Montréal apporte ainsi sa contribution à une meilleure gestion des fonds publics, et ce, dans l’intérêt des citoyens et de l’État.

Constats

  1. Le fonctionnement cloisonné, aussi appelé gestion en silos, fait en sorte que personne n’a de vision globale et intégrée de l’ensemble du projet.
  2. La pratique d’octroi des contrats au plus bas soumissionnaire favorise, voire encourage, la facturation d’extras, ce qui génère des dépassements de coûts.
  3. La gestion par avenants engendre une planification insuffisante et des mécanismes de gestion et de contrôle des changements déficients.
  4. Certaines firmes offrent à la fois des services de gestion de projet et des services de réalisation de travaux, ce qui crée des conflits d’intérêts.
  5. Les portefeuilles de projet sont gardés secrets jusqu’à ce qu’un projet soit commencé, ce qui permet aux élus d’influencer le projet en toute impunité.
  6. L’absence ou le manque de données sur la performance des projets rend les fonctionnaires municipaux à la merci de l’expertise des firmes avec lesquelles ils font affaire.

Recommandations

 

  1. Adopter un mode de gestion matricielle où le gestionnaire de projet a la responsabilité d’assurer la coordination de l’ensemble du projet, du début à la fin.
  2. Appliquer une méthodologie en gestion de projet élaborée selon les règles de l’art et adaptée à la réalité des organismes publics. 
  3. Tenir compte de la gestion des risques dans tous les projets et prévoir des mécanismes de protection et de contingence appropriés.
  4. Revoir certaines pratiques de gestion des contrats, notamment en ce qui concerne les avenants et les extras.
  5. Abolir la pratique d’octroi des contrats au plus bas soumissionnaire.
  6. Développer une banque de données centralisée sur les leçons apprises dans les projets, les statistiques de coûts et de délais, la performance des fournisseurs, etc. afin d’offrir un cadre de référence aux municipalités.
  7. Inclure dans tous les projets d’infrastructure un gestionnaire de projet qui n’a aucun lien avec des firmes impliquées dans la réalisation des travaux.
  8. Considérer la mise en place d’un processus de gestion des portefeuilles de projet plus rigoureux et transparent.

« En adoptant de saines pratiques de gestion, les entreprises québécoises contribuent non seulement à protéger l’intérêt du public, mais améliorent par la même occasion l’efficacité de leurs propres activités. La bonne pratique de gestion de projet ne peut qu’aider à contrer la corruption et la collusion au sein de l’industrie de la construction et de plusieurs autres secteurs d’activités  au Québec  », déclare le président de PMI-Montréal, Benoit Lalonde.

Le mémoire est signé par le président du PMI-Montréal, Benoît Lalonde et approuvé par  l’ensemble des membres du conseil d’administration de PMI-Montréal dont Jean-Michaël Breton, vice-président exécutif, Patrick Perras, trésorier, Benoit De Grâce, vice-président au développement des affaires, Alejandro Romero Torres et Sylvie Prud’homme, administrateurs. Il est également approuvé par les membres du Bureau des Gouverneurs  dont : Roger Croteau, Clément Demers, Pierre Ménard, Martin Sheehan et Lucie Tremblay.

Pour consulter le mémoire déposé par PMI-Montréal dans sa version intégrale, cliquez ici.

À propos du PMI et du PMI-Montréal.

PMI (Project Management Institute), une organisation à but non lucratif, est la plus grande association professionnelle pour les praticiens de la gestion de projet à travers le monde. Au Québec, PMI-Montréal regroupe plus de 3 700 gestionnaires issus de tous les secteurs de la profession. Dirigé par un conseil d'administration formé de bénévoles élus par les membres, PMI-Montréal organise de nombreuses activités et offre plusieurs services à ses membres, dont des cours publics et privés de préparation aux examens de certifications.

 

- 30 -

Source :         PMI-Montréal

Information : Isabelle Paquette,

  Communications Infrarouge

   isabelle.paquette@cominfrarouge.com

  (514) 849-4554

 

Filtrer par catégories
Consulter les archives