Blogue du PMI-Montréal

Une visite cinq étoiles

Auteur : Tanya E. Johnson

Je ne peux vous promettre que le titre sera mon seul jeu de mots dans cet article, mais je peux vous assurer que la visite guidée de l'Agence spatiale canadienne pour le 40e anniversaire du PMI-Montréal a ébloui tous les participants. Nous avons eu droit à une visite exceptionnelle des projets sur lesquels l’ASC travaille actuellement, ainsi que des succès du passé.

 

Dès le rez-de-chaussée, tout est impressionnant; la rotonde avec les fenêtres du sol au plafond et le toit ouvrant où on voit le ciel bleu sans nuages, complété par des répliques suspendues des 2 satellites RADARSTAT, donne l'impression d'être dans le cosmos. Nous avons rencontré Isabelle Tremblay, directrice, astronautes, sciences de la vie et médecine spatiale et Xuan Khoi Nguyen, Ingénieur, sécurité et assurance des missions, ainsi que certains de leurs collègues qui nous ont donné un aperçu de leurs projets de recherche et de développement ainsi que des défis auxquels ils sont confrontés, qui ne sont sommes toute pas si différents des projets qui ont les pieds sur terre !

 

Notre premier arrêt a été avec Simon Rocheleau, ingénieur en robotique, à l’Espace de travail intérieur – Rovers un terrain qui abrite une flotte de prototypes de robots mobiles, dirigeables à distance, pour être utilisés dans des missions lunaires ou martiennes. Dans le cadre de l'exploration, la direction actuelle de la recherche développe une plate-forme décousue en forme de U avec une suspension passive, ce qui rend la conception du robot d'essai que nous avons vu unique et mécaniquement intelligent, car elle permet au robot mobile de garder les deux côtés simultanément sur le sol, quelles que soient les surfaces inégales et rocheuses de la Lune ou Mars. Une caractéristique qui ne doit pas être prise à la légère, comme cela a été démontré : à l'aide d'une télécommande, nous avons regardé l'équipe de laboratoire à guider le rover à travers le terrain et les roches de taille avec facilité. Cependant, si un rover tombe en panne, il pourrait potentiellement mettre fin à cette mission coûteuse et dépendante de la découverte. Les projets d'avoir un véhicule sur Mars et sur la Lune sont à long terme et complexes, car ils visent constamment à maximiser leur temps dans l'espace; la manœuvrabilité des rovers, le maintien de changements atmosphériques extrêmes, la durée de vie prolongée de la batterie - et même les tests des batteries nucléaires constituent toutes les phases itératives de ces projets, avec l'objectif final de ramener des échantillons, dans leur état pur, sur Terre pour des recherches supplémentaires.

Nous nous sommes retrouvés avec Mathieu Caron, superviseur, Mission Control à côté du Dextre et Canadarm2 à grande échelle ! les vrais sont installés sur la Station spatiale internationale (ISS) grande comme 5 patinoires! Le précurseur de Canadarm2, le Space Shuttle Canadarm a marqué le début de la contribution du Canada à la science, à la technologie et à l'innovation en 1981 à bord de la Nasa Space Shuttle. Le Canadarm2, a contribué à la construction et la maintenance de la Station spatiale internationale (SSI), fruit du travail collectif de 16 pays. Les partenariats et la gestion des parties prenantes, non seulement dans le domaine international, mais aussi parmi les universités et les centres de recherche, renforcent la réputation et la fiabilité du Canada. Des niveaux élevés de gestion des risques contribuent également à la bonne réputation de l'Agence; le Canadarm2 et Dextre, par exemple, sont équipés avec 2 moteurs et 2 ensembles d'ordinateurs. La duplication des composants ou de fonctions critiques, est une approche largement utilisée pour augmenter la fiabilité des systèmes spatiaux. Une autre caractéristique notable est la conception du bras robotique : une architecture symétrique, qui permet au Canadarm2 de se promener, comme une chenille arpenteuse, d’une station de travail à l’autre.

Nous avons visité le Centre de télé exploitation de charges utiles avec Martin Richard, Ingénieur des opérations intermédiaires, qui a expliqué les implications de la recherche et du développement spatiaux pour les sciences de la vie ici sur Terre. Sur une vingtaine d'écrans dans le centre de contrôle, nous avons vu la Terre en direct d’un satellite et avons été témoins d'une perte ré acquisition de signal. Ces contraintes anticipées et réelles font partie de la réalité des équipes d'opérations et des astronautes. La gestion du temps est une composante importante de cette industrie, mais c'est un petit prix à payer pour effectuer des expériences à bord de la station spatiale. Cliquez ici pour lire les expériences qui mesurent les effets du vieillissement sur nos artères et sur la moelle osseuse.

Conformément à sa mission, l'Agence contribue à l'avancement de la science, de l'innovation et de la technologie dans le cadre des projets de recherche et de développement qu'elle entreprend et contribue aux progrès de la connaissance spatiale, et ce, de et pour les Canadiens; une source de fierté évidente tout au long de la visite. La réussite des méthodologies itératives utilisées avec la gestion du temps et des ressources limitées continuera de servir l'Agence vers l'infini et au-delà!

UN merci de tout cœur aux professionnels de l’Agence Spatiale du Canada qui nous ont fait vivre cette exceptionnelle expérience.

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