Blogue du PMI-Montréal

Lettres à un jeune gestionnaire de projet : deuxième lettre

Auteur : François Cartier

Cette deuxième lettre reprend là où la première finissait: les bonnes approches pour exercer un meilleur leadership.

Le cadre de référence est l’article « Speak the Language of Leadership », Bristol et Yeatts, PMI Global Congress Proceeedings, 2010 et le livre  « On becoming a Leader », Bennis, 2009.

«Power follow ideas, not position », Bennis.

En gestion de projet, on doit s’exercer à distinguer deux rôles: le rôle du gestionnaire (manager) et le rôle du leader. Les deux sont complémentaires et nécessaires. Le gestionnaire agit sur comment optimiser les ressources de son projet de manière à livrer efficacement. Le leader agit et influence le comportement de ses ressources de manière à produire les résultats attendus.  

Le tableau suivant compare ces deux rôles:

Gestionnaire

Leader

Gérer

Inventer

Questionner le comment et le quand

Questionner le quoi et le pourquoi

Axé sur les systèmes

Axé sur les personnes

Bien faire les choses

Faire les bonnes choses

Maintenir

Développer

Axé sur le contrôle

Inspirer la confiance

Axé sur le court terme

Axé sur le long terme

Accepter le statut quo

Défier le statut quo

Vider le résultat immédiat

Scruter l’horizon

Imiter

Créer

Agir comme un bon soldat

Être authentique

Copier

Faire preuve d’originalité

 

Le rôle du gestionnaire est naturel lorsque la personne est en autorité sur ses ressources. Dans une approche matricielle, où un gestionnaire de projet a peu d’autorité sur ses ressources, le rôle du leader est souvent joué.

Mais comment le jeune gestionnaire de projet peut-il passer d’un rôle à l’autre avec aisance et efficacité ? Comment peut-il développer puis exercer son leadership ?

Conseil no 4:  Étant donné que les  habiletés de gestionnaire s’enseignent plus facilement que les habiletés de leader, le jeune gestionnaire de projet doit rechercher un ou des mentors qui vont lui permettre de questionner et d’affiner son rôle de leader. Le programme de mentorat du PMI Montréal est souvent la solution la plus pratique.

 

Il est normal pour nous, gestionnaire de projet,  de passer par de mauvaises périodes:

 

  • D’une part, si les projets étaient faciles, ils n’auraient pas besoin de nous. La plupart des projets qui nous sont confiés sont complexes et ont peu de chance de réussite selon les statistiques (réf. Chaos Manifesto 2013).
  • D’autre part, le jeune gestionnaire de projet peut trouver cruelle et longue l’épreuve imposée, qui peut résulter en une critique cinglante, une défaite, un renvoi.

 

Conseil no 5: Au plus fort de la tempête, lorsque vous commencez à faiblir, considérez que l’épreuve peut vous apporter quelque chose et que cette lumière doit vous accompagner vers la sortie. Sur le coup vous ne comprendrez pas ce que cela peut apporter. Mais votre épreuve peut vous transformer et faire de vous un meilleur gestionnaire de projet.

 

Selon Warren Bennis,  les vrais leader ont tous subis des épreuves cruelles qui les ont transformés:  «The individual brings certain attributes into the crucible and emerge with new improved leadership skill.».

 

En conclusion, la traversée du désert est moins longue lorsqu’on est accompagné d’un mentor …

La prochaine lettre précisera comment exercer son leadership en mode projet.

 

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