Blogue du PMI-Montréal

Cinq éléments à considérer avant de faire des affaires internationales

Auteur : Julie Blais Comeau

Vous voulez faire des affaires à l’international?

Comme la célèbre citation qui fait référence au voyage de Saint-Augustin à Rome : « Si tu es à Rome, vis comme les Romains; si tu es ailleurs, vis comme on y vit. »

À titre d’entrepreneur planétaire, il vous incombe la responsabilité de vous informer des pratiques professionnelles d’ailleurs sur le globe. Tout compte.

 

Pour éviter de paralyser, de vous embarrasser, d’insulter l’autre ou même de commettre une bévue diplomatique, voici cinq éléments à considérer avant de faire votre valise pour l’étranger ou de recevoir une délégation en mission.

 

1. Les salutations s’apprennent et se pratiquent.

 

Généralement, la poignée de main est la salutation universelle d’affaires.

Saluer peut aussi être une révérence et les degrés de l’inclinaison; cinq, quinze, trente ou plus, annoncent le niveau de respect. 

Un namasté professionnel se fait à la hauteur de la poitrine et non devant le visage ou au-dessus de sa tête.

L’abrazo se pratique entre hommes.

Dans certaines cultures, l’échange des cartes professionnelles se fait à deux mains ou sans la main gauche.

Si vous êtes une femme, vous pourriez avoir à éviter le regard d’un homme.

La bise peut vous voir faire un pas de deux; lorsque vous vous interrogez à savoir de quel côté commencer : gauche ou droite…?

Et même si vous êtes sympa et avez un très grand coeur, les câlins sont rarement la façon de faire, surtout pas lors de votre première rencontre.

 

2. Les gestes n’ont pas tous la même signification.

 

Un « V » fait avec l’index et le majeur, paume vers soi, est une insulte, similaire au doigt d’honneur, en Australie.

Le fameux OK, formé avec le pouce et l’index est apprécié comme délicieux par les chefs d’ici tandis qu’il est un geste obscène en Amérique latine.

Le symbole rock n’ roll avec l’auriculaire et l’index est vulgaire dans le bassin méditerranéen. Levez aussi le pouce, et vous venez de signifier « Je t’aime » en langue des signes.

 

3. Les honneurs et le protocole, ça se voit et ça s’entend.

 

Un Président n’est pas un Premier ministre et un Président retraité n’est pas appelé Président.

Les ordres de préséance varient d’un pays ou d’une société à l’autre et peuvent changer d’une journée à l’autre.

Le placement des drapeaux pour une photo officielle indique les honneurs et reconnaissances.

Excellence, Votre Honneur ou Altesse Royale, sont des formules épistolaires à respecter pour la correspondance et les présentations.

Les présentations reflètent les organigrammes et la hiérarchie. Vous présentez partenaire à client, ou client à partenaire?

 

4. L’occasion, le lieu et l’heure dictent les tenues vestimentaires.

 

Un homme et une femme ne porteront pas la même chose pour assister à une inauguration officielle dans un édifice gouvernemental en Arabie saoudite à 10h00, versus un cocktail de bienvenue à l’extérieur, sous les chapiteaux, aux abords d’une page en Californie.

La tenue de ville diffère de la tenue décontractée tout comme cravate noire se distingue de cravate blanche.

Le style des chaussures est dicté par l’occasion. On ne porte pas les mêmes pour aller au gym, à la plage ou à une rencontre d’affaires.

Le code vestimentaire cocktail n’existe pas et les vendredis décontractés n’incluent pas le port du jeans, à moins que votre société ne l’accepte.

 

5. Les remerciements peuvent insulter.

 

Un cadeau enrubanné de la couleur de la mort ou un ensemble de DVDs qui n’est pas compatible avec les gadgets électroniques du pays terminera mal une rencontre que vous aviez cru de bon augure.

Un haut dirigeant en visite au Canada recevra plus d’une boite de sirop d’érable en métal. Soyez original.

Un présent bien emballé, beau à regarder, est souvent difficile et long à ouvrir. De plus, on ne sait jamais où disposer du papier ou du sac. Réfléchissez et planifiez les présentations devant caméras et convives.

Et après tout, une note de remerciement est souvent la plus simple et la plus mémorable des courtoisies. Cliquez ce lien pour en écrire une en cinq étapes !

 

Comme ma grand-mère maternelle le disait si bien : « Dans le doute, on s’informe. »

Avant de déployer des efforts et des effectifs, développez votre intelligence interculturelle. Informez-vous.

 

Intrigué ? Venez rencontrer Julie Blais Comeau le 17 mars : l'Atelier : Étiquette des affaires, mener des équipes multiculturelles avec succès

 

Tel qu’originalement paru dans lesaffaires.com. http://www.lesaffaires.com/blogues/julie-blais-comeau/cinq-elements-a-considerer-avant-de-faire-des-affaires-internationales/576013

 

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