Blogue du PMI-Montréal

Changer les règles du jeu en gestion de projets grâce à la psychologie positive

Auteur : Jason Potvin

Regardez autour de vous : les règles du jeu ont changé. Les professionnels d’aujourd’hui font face à des défis dans le milieu des affaires qu’ils n’ont jamais eu à affronter auparavant. Les processus, les technologies, les fuseaux horaires, les gens, les politiques, entre autres choses, évoluent et se multiplient à une vitesse telle que quiconque ne fait pas un effort conscient pour garder la cadence s’expose à un déclassement imminent.

 

Les gestionnaires de projets, qui défendent les rôles de leader et de mentor pour les équipes opérationnelles, sont souvent les plus touchés par ces défis. Malgré des ressources limitées et des délais toujours plus courts, les gestionnaires de projet continuent à recevoir de plus en plus de responsabilités, et ce qui était jadis une triple contrainte est maintenant devenu une contrainte écrasante. Dans ce contexte, une question doit être posée : « Comment pouvons-nous bien y arriver ? »

 

Il y a cinq ans, alors que j’effectuais un recensement des écrits dans le cadre de mon doctorat en gestion de projets, je suis parti à la recherche d’une réponse à cette épineuse question. Comment pouvons-nous y arriver ? Quels sont les nouveaux outils qui nous permettront de nous adapter au niveau de stress suffocant et aux résultats moins que satisfaisants ? Quelles sont les nouvelles pratiques exemplaires de la gestion ? Et, enfin, enterré sous des piles et des piles d’études, j’ai trouvé la piste d’une solution. Un espoir nouveau se présentait à moi sous la forme d’une étude scientifique au nom encourageant : la « psychologie positive ».

 

Qu’est-ce que la psychologie positive ?

 

La psychologie positive est une nouvelle branche de la psychologie qui étudie les critères nécessaires au fonctionnement optimal de l’humain. Ce domaine d’études se fonde ainsi sur des données empiriques afin de créer des pratiques qui amenuisent la peur, le stress et l’anxiété en milieu de travail afin que les objectifs soient atteints avec succès, à la fois pour l’employé et l’entreprise. La psychologie positive fournit également des applications concrètes qui stimulent la résilience, l’implication et le bonheur de l’individu. Les bienfaits de cette approche scientifique étaient si nombreux et étendus que j’ai décidé de remettre mon doctorat à plus tard pour opérationnaliser ces recherches et les appliquer au développement professionnel.

 

Aujourd’hui, cinq ans plus tard, un nombre grandissant de spécialistes s’accordent pour dire qu’une formation sur le bien-être au travail est la clé d’un changement dont nous avions besoin depuis bien longtemps. Depuis quelques années, des chefs de file comme Google et le Huffington Post ont d’ailleurs instauré ces pratiques et, partout sur la planète, on s’ouvre à l’idée de la psychologie positive.

 

Les deux grandes leçons à tirer des 20 dernières années de recherche scientifique sur le succès des entreprises et des personnes vont comme suit : 1) le bonheur engendre le succès et 2) les autres sont importants.

 

Le plan de match stratégique

Les entreprises qui explorent l’idée de ces formations sur le bien-être au travail récoltent des bienfaits de façon immédiate. Les objectifs de l’organisation en matière de développement commencent, de plus en plus, à intégrer des notions et des concepts comme la pleine conscience (mindfulness), les forces et qualités personnelles et l’enquête appréciative. Les premiers convertis à ces méthodes profitent aujourd’hui d’un généreux retour sur l’investissement et pavent la voie vers une réforme plus que nécessaire de la culture d’entreprise.

 

Le plus impressionnant dans cette approche, c’est qu’elle offre aussi tout un éventail d’outils d’évaluation de la performance, permettant aux broyeurs de données dans les hautes sphères de l’entreprise d’en mesurer le succès sur les plans quantitatif et qualitatif. L’adoption de ces pratiques d’intervention, de surcroît, ne requiert souvent que l’appui de la haute direction et les quelques heures nécessaires à la prestation de la formation. Les coûts d’implantation, ce faisant, sont bien moindres que ceux qui résulteraient de l’inaction.

 

Nous le savons tous, c’est le statu quo qui coûte le plus cher aux entreprises. Le manque de motivation des employés, le besoin de refaire le travail mal fait et les coûts en matière d’assurance-invalidité à court et à long terme dus à l’épuisement professionnel sont la source d’incalculables pertes financières pour l’entreprise. Imaginez seulement la différence que l’on pourrait créer en faisant les choses autrement. Imaginez l’effet bénéfique que ces outils nouveaux et fondés sur la recherche scientifique pourraient avoir non seulement la marge de profit d’une entreprise, mais également sur son corps professionnel. 

Learn more about managing your stress and how to bring a positive outlook to your workplace at the upcoming webinar on November 24th “ Managing for Workplace Wellbeing”.

Jason Potvin, PMP, MPM, CAPP

Jason Potvin est le fondateur de BrainAdvizor, une firme de consultant spécialisée dans la formation axée sur l’intégration de la science de la psychologie positive en milieu de travail. Découvrez-en plus sur www.brainAdvizor.com/blog

 

 

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